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Années 2005/2006 :
En 2005, de
nombreux crapauds
et grenouilles sont venus se reproduire. Les mâles (trop nombreux) se
disputaient les femelles. Impressionnant et dangereux pour la femelle qui
pouvait se noyer !
Voir album photos : http://www.aquajardin.net/galerie/thumbnails.php?album=16
Depuis la création du jardin
aquatique en 1999, la couche de vase est devenue assez
importante. Durant
ces 2 années, 2/3 de la vase ont été retirés à la fin de l'été.
Nous en avons profité pour
diviser certaines plantes dont les nénuphars devenus très imposants !


Opération
rempotage terminée.
Il
ne reste plus qu'à replacer le panier dans la grande profondeur.

Retirer la vase n'a pas été
chose aisée. L'aspirateur pour bassin loué ne s'est pas montré très
efficace et c'est finalement le bon vieux truc de Grand-Mère, la louche
à purin, qui a permis d'extraire la vase assez facilement.
Les
premières neiges sont apparues en novembre 2005. Il a fallu rapidement
intervenir pour retirer le filet car celui-ci croulait sous le poids de la
neige.

Nous vous parlions du héron
chaque année. Il est encore venu brièvement en 2005 mais plus du tout en
2006. Pourquoi ? Le découragement probablement puisqu'il rentrait à
chaque fois bredouille !
En
août 2006, découverte de la chenille du sphinx de la vigne !
Année 2007 :
Comme en 2006, plus de visite
du héron.
La saison des amours chez les
batraciens nous a encore offert un beau spectacle !
Suite à la division des
nénuphars les deux années précédentes, les nouveaux plants ont du mal
à se développer. Un plant sur trois n'a pas repris.
Fin avril 2007, le jardin d'eau
est à son apogée ! Jugez-en par la photo ci-dessous.

Nous
avons pu photographier pour la deuxième fois depuis la création du
jardin aquatique le Sialis lutaria.
D'apparence
semblable à une Phrygane, le Sialis s'en distingue aisément
par sa forme bossue, les ailes étant également posées en toit,
celles-ci sont dépourvues de poils.
D'une longueur de 11 à 14 mm, l'insecte est assez massif et
sombre, coloré de brun foncé, voire noir pour les nervures des ailes et
un corps bordeaux très foncé pour les femelles.
Les Sialides sont des insectes à métamorphose complète à
l'inverse des éphémères, passant par une série de stades larvaires
(environ 10) dont la forme en varie plus ou moins. La femelle dépose ses
œufs sur un roseau surplombant la rivière. Dix jours après la ponte, la
petite larve éclot et se dirige en rampant vers l'eau pour s'enfouir dans
la vase.
La larve se nourrit de petits animaux aquatiques pendant un an avant de
regagner la surface et se transformer en nymphe dans une galerie qu'elle
aura creusé dans la berge à une profondeur d'environ 15 cm. Au bout
d'une quinzaine de jours, la larve brise son enveloppe et regagne la
surface sur la végétation en insecte parfait pour à nouveau recommencer
le cycle de la vie.
C'est entre mai et juillet que vous rencontrerez cet insecte au
bord de l'eau.

La
population de poissons est stabilisée malgré le frai impressionnant des
poissons en avril 2007. Il faut souligner que le temps était
exceptionnellement chaud pour la saison. Pas une goutte de pluie pendant
tout le mois. Des centaines
d'oeufs (frai des ides) ont été déposés dans les plantes mais ceux-ci
ont été mangés les jours suivants.


Année
2008 :
L'hiver
2007/2008 a été particulièrement doux. Pas de visite du héron et cela
depuis 2006 !
Toute
la végétation semble en avance de 15 jours au minimum par rapport aux
autres années. Le réchauffement climatique dont on parle temps semble
bel et bien se mettre en place.
Les
premiers couples de grenouilles sont arrivés à la mi-février.
2008/2009 :
Rien de spécial jusqu’à l’automne 2008.
Par contre, l’hiver 2008/2009 a été plus rude que les autres années. La température est descendue jusqu’à –12°C mais c’est surtout la période de gel qui a été longue.
Trois grenouilles ont été prises au piège durant la longue période de gel. Il faut dire que la surface était complètement fermée par la glace et le dispositif anti-gel en frigolite ne permettait pas aux batraciens de sortir à l’air libre.
Le héron est revenu au moment où le bassin était gelé. Il a refait une ou deux tentatives pour finalement abandonner la partie. Il y a fort à parier que ce soit l’auteur des fils de nylon sectionnés à divers endroits !
Pour le première fois, des sondes de température ont été installées avant l’hiver en surface et à un mètre de profondeur dans le plan d’eau. Ce dispositif a notamment comme but l’étude des variations d’énergie.
On retiendra que la température à –1 mètre s’est longtemps maintenue entre 7 et 6°C et très lentement (à raison de 0,1°C par jour) elle est descendue pour atteindre au cœur de l’hiver la valeur de 4,7°C !
L’épaisseur de glace a atteint facilement les 6 ou 7 centimètres.
A la fin janvier 2009, le dégel s’est amorcé mais très très lentement.
Le 24 février 2009, pas de batraciens en vue. Il fait visiblement encore trop froid. La température de l’eau en surface n’atteint pas encore les 5°C.
La végétation semble encore bien endormie à la même époque par rapport aux années précédentes.
Les premiers crapauds et grenouilles sont arrivés à la mi-mars. Ils ont pondu normalement et il n’y a pas eu d’attroupement de mâles sur une femelle.
Les poissons et les plantes aquatiques ont bien résistés à l’hiver plus rude. L’arum en pleine terre semblait perdu à jamais mais à notre plus grande joie, il a repris au début de l’été.
Le printemps s’est bien déroulé mais l’eau est restée trouble. Elle s’est éclaircie à la fin mai et est restée dans cet état tout le reste de l’année.
Une nouvelle plante a été introduite : la véronique beccabonga. Des lentilles sont aussi apparues, probablement apportées avec la véronique.
On peut noter enfin que les nénuphars n’ont pas beaucoup fleuri et cela malgré un été chaud. La variété rouge n’a pas repris depuis la division sauf un plant avec quelques timides feuilles. Le bac a été remonté d’un palier.
Le filet a été remis en place début octobre et la cascade arrêtée le 13/10. La nourriture donnée aux poissons a été stoppée en même temps. Premières gelées le 14/10 avec –1,4°C.
2010 :
Longue période de gel à nouveau en cet hiver 2009/2010 avec une bonne semaine en décembre et 2 semaines en janvier 2010. Le dégel est entamé depuis le 15 janvier.
Deux ides adultes sont morts sous la glace, une mort probablement naturelle car âgés de plus ou moins 10 ans. Il faut savoir que la longévité de ce poisson est de +/- 15 ans.
Cependant, une dizaine de grenouilles sont découvertes mortes également. Par sécurité et pour éviter cette mortalité les prochaines années, deux bulleurs (diffuseurs d’air) seront installés pour laisser deux zones libres de glace au niveau du plan d’eau.
Le héron a refait son apparition ce 23 janvier 2010, probablement attiré par les poissons morts laissés à l’air libre (grosse erreur). Ces derniers ont été emportés par l’oiseau et du coup, il revient sur place régulièrement !
La barrière de fils de nylon est remise en place afin de décourager la bête. Pour rappel, ce dispositif semble bien efficace puisque qu’aucune perte n’a été déplorée sur 10 ans.
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